Que faire quand on a mal aux oreilles en avion ? Le guide complet
Cette douleur sourde, cette sensation d’oreilles bouchées, voire de vives douleurs lors des phases de décollage et d’atterrissage… Nombreux sont les voyageurs à se demander que faire quand on a mal aux oreilles en avion. Loin d’être une fatalité, ce trouble, souvent lié à la cinétose ou à des problèmes de pression, peut être anticipé et soulagé. Dans cet article, nous vous expliquons les causes scientifiques de ce phénomène et vous dévoilons un arsenal de solutions pratiques, des préparatifs avant le voyage aux gestes à adopter en cabine, pour transformer votre expérience de vol.
Comprendre pourquoi on a mal aux oreilles en avion
Pour savoir que faire quand on a mal aux oreilles en avion, il faut d’abord comprendre l’origine du problème. La douleur est principalement due à un déséquilibre de pression entre l’oreille moyenne (derrière le tympan) et la pression atmosphérique en cabine.
Le rôle de la trompe d’Eustache
La trompe d’Eustache est un petit canal qui relie l’oreille moyenne à l’arrière du nez. Son rôle est crucial : elle s’ouvre pour égaliser la pression de part et d’autre du tympan. En avion, lors des changements d’altitude rapides (décollage et atterrissage), la pression en cabine varie. Si la trompe d’Eustache est obstruée ou ne s’ouvre pas correctement, la pression ne s’équilibre pas. Le tympan se déforme, provoquant cette sensation d’oreille bouchée, de douleur, et parfois des vertiges ou une perte auditive temporaire.
Le lien avec la cinétose et le système vestibulaire
Parfois, le mal aux oreilles s’accompagne de nausées, d’étourdissements et d’une grande fatigue. Ces symptômes évoquent la cinétose, ce trouble qui se manifeste dans une situation de discordance entre la perception visuelle et le système vestibulaire. L’oreille interne, qui fait partie du système vestibulaire, est responsable de l’équilibre. En avion, les mouvements et les pressions subies peuvent la perturber, créant une confusion dans le cerveau et exacerbant la sensation de malaise. Cette naupathie, souvent assimilable au mal des transports, est alors décliné en mal de l’air.
À retenir :
La douleur est mécanique (pression), mais les symptômes associés (vertiges, nausées) peuvent relever de la cinétose. Les solutions doivent donc adresser ces deux aspects.
Avant le vol : les préparatifs essentiels pour prévenir la douleur
La prévention est la clé. En préparant votre corps et vos équipements, vous réduisez considérablement les risques.
Hydratation et santé des voies respiratoires
Une trompe d’Eustache fonctionne mieux dans un organisme bien hydraté. Buvez beaucoup d’eau la veille et le jour du vol. Évitez l’alcool et la caféine, qui déshydratent. Si vous êtes enrhumé ou allergique, un nez bouché obstrue directement la trompe d’Eustache. Utilisez un spray nasal décongestionnant (à utiliser avec modération et sur avis médical) environ 30 minutes avant le décollage et l’atterrissage.
Le choix stratégique de votre équipement de voyage
Un voyage serein commence par un bagage bien pensé. Évitez le stress inutile de chercher vos affaires ou de porter des charges mal réparties, qui peut augmenter la tension et aggraver les sensations de malaise. Optez pour des valises de voyage pratiques, légères et parfaitement organisées. Pensez également à glisser dans votre bagage à main une trousse avec les essentiels : bouchons d’oreilles spéciaux pour avion, pastilles à sucer, et une bouteille d’eau vide à remplir après le contrôle de sécurité. Retrouvez tous les indispensables dans notre collection d’accessoires voyage.
| Produit / Accessoire | Utilité | Quand l’utiliser ? |
|---|---|---|
| Spray nasal salin | Décongestionne et hydrate les muqueuses nasales | La veille et le jour du vol |
| Bouchons d’oreilles « filtre » pour avion | Régulent lentement la pression sur le tympan | À mettre avant le décollage, à garder jusqu’à la stabilisation en vol |
| Gomme à mâcher ou bonbons à sucer | Stimule la déglutition et l’ouverture des trompes d’Eustache | Pendant le décollage et l’atterrissage |
| Bouteille d’eau réutilisable | Maintenir une hydratation constante | Tout au long du voyage |
Pendant le vol : techniques de soulagement immédiat
Que faire quand on a mal aux oreilles en avion si la douleur survient malgré tout ? Plusieurs manœuvres simples peuvent sauver votre vol.
Les manœuvres d’équilibrage de pression (Manœuvre de Valsalva et autres)
- Manœuvre de Valsalva : Bouchez votre nez, fermez la bouche et soufflez doucement comme pour vous moucher. Vous devez sentir une petite pression et un « pop » dans les oreilles. À faire très délicatement pour ne pas abîmer le tympan.
- Déglutition et bâillement : Buvez de l’eau, mâchez un chewing-gum, sucez un bonbon ou simulez un bâillement. Ces actions activent les muscles qui ouvrent la trompe d’Eustache.
- Manœuvre de Toynbee : Bouchez votre nez et dégluttissez de l’eau. Cette combinaison est souvent plus douce et aussi efficace.
Gérer la cinétose et les symptômes associés
Si vous ressentez des nausées ou des étourdissements, fixez l’horizon ou un point stable à l’intérieur de l’avion. Évitez de lire ou de regarder un écran si cela accentue le malaise. La fraîcheur peut aider : dirigez le ventilateur individuel vers votre visage. Respirez lentement et profondément. Dans les cas de cinétose avérée, un traitement médicamenteux (antihistaminiques) pris avant le vol peut être envisagé sur conseil de votre médecin ou pharmacien.
Conseil de pro :
Ne commencez les manœuvres qu’au moment où vous sentez la pression monter, généralement lorsque l’avion commence sa descente. Anticipez en commençant à déglutir ou à mâcher avant même que la douleur n’apparaisse.
Les 5 erreurs à éviter absolument
- Prendre l’avion en étant fortement enrhumé : C’est la principale cause de douleurs intenses. En cas de sinusite ou grosse congestion, reportez votre vol si possible.
- Dormir pendant le décollage et l’atterrissage : En dormant, vous ne dégluttissez pas assez, ce qui empêche l’équilibrage des pressions.
- Forcer la manœuvre de Valsalva : Souffler trop fort peut causer des dommages aux tympans ou aux structures de l’oreille interne.
- Négliger l’hydratation : L’air en cabine est très sec (environ 10-20% d’humidité). La déshydratation épaissit les sécrétions et obstrue les trompes.
- Utiliser des bouchons d’oreilles standards : Ils peuvent aggraver le problème en créant une chambre étanche. Préférez les bouchons « spécial avion » à filtre régulateur de pression.
Cas particuliers : enfants et personnes sensibles à la cinétose
Les enfants, dont les trompes d’Eustache sont plus étroites, sont particulièrement sujets à ce problème. Pour les bébés, donnez-leur un biberon, une tétine ou le sein pendant le décollage et l’atterrissage. La succion et la déglutition les aideront naturellement. Pour les plus grands, proposez-leur une gourde à boire avec une paille, un bonbon ou un chewing-gum (selon l’âge).
Pour les personnes très sensibles au mal des transports, il est important de considérer la cinétose dans sa globalité. Le syndrome de Sopite (fatigue extrême liée aux transports) est également associé à la cinétose. Choisissez un siège au niveau des ailes où les mouvements sont moins amplifiés, et préparez-vous au repos après le vol.
Questions fréquentes sur le mal aux oreilles en avion
La douleur peut-elle causer des dommages permanents à l’audition ?
Dans l’immense majorité des cas, non. La douleur et la baisse d’audition sont temporaires. Cependant, en cas de pression extrême (si vous volez avec un rhume sévère) ou de manœuvre trop forcée, un barotraumatisme (lésion due à la pression) comme une perforation du tympan est possible. Consultez un ORL si les symptômes persistent plus de 48h après le vol.
Existe-t-il des médicaments efficaces pour prévenir ce problème ?
Il n’existe pas de médicament spécifique pour équilibrer la pression. En revanche, des décongestionnants nasaux (en spray ou oral) peuvent aider à dégager les trompes d’Eustache. Pour les symptômes de la cinétose (nausées, vertiges), des antihistaminiques ou des antiémétiques sont disponibles. Demandez toujours conseil à un professionnel de santé avant toute prise.
Les bouchons d’oreilles « spécial avion » sont-ils vraiment utiles ?
Oui, ils peuvent l’être pour les personnes sensibles. Ils ne bloquent pas le conduit, mais sont équipés d’un filtre céramique qui ralentit le changement de pression atteignant le tympan, laissant plus de temps à votre corps pour s’adapter naturellement. Ils ne remplacent pas les techniques de déglutition.
Que faire si la douleur et la sensation d’oreille bouchée persistent après l’atterrissage ?
Continuez les manœuvres douces (déglutition, Valsalva léger). Prenez une douche chaude : la vapeur peut aider à décongestionner. Si cela dure plus d’une journée, ou si vous avez des vertiges, des acouphènes ou une perte auditive notable, consultez un médecin.
La cinétose peut-elle se manifester uniquement par un mal aux oreilles ?
Le mal aux oreilles en avion est d’abord un problème de pression (barotraumatisme). Cependant, la cinétose englobe un ensemble de symptômes dont les étourdissements et les nausées sont les plus fréquents. Il est possible que les perturbations du système vestibulaire (dans l’oreille interne) exacerbent la sensation de malaise global, incluant une perception accrue de la douleur aux oreilles.
Voyagez l’esprit léger et les oreilles dégagées
Savoir que faire quand on a mal aux oreilles en avion transforme l’expérience du voyage. En comprenant les mécanismes en jeu (pression et cinétose), en vous préparant avant le vol et en maîtrisant les gestes simples de soulagement, vous pouvez dire adieu à cette appréhension. Un voyage réussi se prépare dans les moindres détails, du bien-être corporel au choix de votre équipement.
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Article mis à jour le : 01 April 2026
