Mal d’oreille en avion : le guide complet pour voyager sans douleur
Cette douleur aiguë et lancinante à l’oreille lors des décollages et atterrissages peut gâcher le début de vos vacances ou d’un voyage d’affaires. Si vous vous demandez que faire contre le mal d’oreille en avion, vous êtes au bon endroit. Cet article, rédigé par des experts du voyage, vous explique les causes scientifiques de cette gêne et vous donne un plan d’action complet, avec des conseils pratiques testés et approuvés pour voyager en toute sérénité, que vous soyez un voyageur occasionnel ou un globe-trotter aguerri.
Comprendre le mal d’oreille en avion (le barotraumatisme)
Le mal d’oreille en avion, appelé scientifiquement barotraumatisme de l’oreille moyenne ou aérootite, n’est pas une fatalité. Il résulte d’un simple problème de physique : la différence de pression entre l’air contenu dans votre oreille moyenne (derrière le tympan) et la pression atmosphérique qui change rapidement en cabine.
Le rôle crucial de la trompe d’Eustache
Normalement, la trompe d’Eustache, un petit canal reliant l’oreille moyenne à l’arrière du nez, s’ouvre pour équilibrer ces pressions (on parle de « claquer des oreilles »). En avion, surtout lors de la descente (phase la plus critique), la pression en cabine augmente rapidement. Si la trompe d’Eustache est obstruée (par un rhume, une allergie, ou simplement parce qu’elle ne s’ouvre pas assez vite), l’air ne peut pas entrer. Le tympan est alors aspiré vers l’intérieur, provoquant douleur, sensation d’oreille bouchée, et parfois des vertiges ou une perte auditive temporaire.
📌 Le saviez-vous ?
La douleur est généralement plus intense à l’atterrissage qu’au décollage. Lors du décollage, la pression diminue : l’air dans l’oreille moyenne se dilate et a tendance à s’échapper plus facilement. À l’atterrissage, c’est l’inverse : la pression augmente et il faut « faire entrer » de l’air, ce qui est plus difficile si la trompe est bloquée.
Que faire avant le vol pour prévenir la douleur ?
La préparation est la clé pour éviter le mal d’oreille en avion. Voici une check-list à suivre avant de partir pour l’aéroport.
1. Vérifier son état de santé
Si vous êtes enrhumé, avez une sinusite ou une allergie en cours, vous êtes beaucoup plus à risque. Dans l’idéal, essayez de décaler votre vol si possible. Si ce n’est pas envisageable, consultez votre médecin ou votre pharmacien pour un traitement décongestionnant (nasal ou oral) à prendre avant le vol. Attention : ces médicaments sont à utiliser avec précaution et sur avis médical.
2. S’équiper avec les bons accessoires
Prévoir certains petits équipements peut faire toute la différence. Pensez à les glisser dans votre bagage à main, à côté de vos autres accessoires voyage indispensables.
- Bouchons d’oreilles filtrants : Spécialement conçus pour le voyage aérien, ils régulent très lentement la pression sur le tympan.
- Un spray nasal à l’eau de mer ou au sérum physiologique pour humidifier et dégager les fosses nasales avant et pendant le vol.
- Des pastilles à sucer ou du chewing-gum sans sucre pour stimuler la déglutition.
- Une bouteille d’eau vide à remplir après le contrôle de sécurité pour bien vous hydrater.
Techniques efficaces pendant le vol : que faire contre le mal d’oreille en avion ?
Vous êtes à bord et la descente est annoncée. Voici la boîte à outils à actionner immédiatement.
Les manœuvres d’équilibrage actives
Ces techniques visent à forcer l’ouverture de la trompe d’Eustache.
- Manœuvre de Valsalva : Bouchez votre nez, fermez la bouche et soufflez doucement comme pour vous moucher, jusqu’à sentir un « pop » dans les oreilles. À faire très GENTIMENT et par à-coups, surtout pas en force.
- Manœuvre de Toynbee : Bouchez votre nez et déglutissez. Très douce, elle est souvent recommandée pour les enfants.
- Bâillements et déglutitions : Bâillez largement ou avalez votre salive (boire une gorgée d’eau, sucer un bonbon, mâcher du gum).
Les aides mécaniques et comportementales
Adoptez les bons gestes :
| Méthode | Comment faire ? | Efficacité |
|---|---|---|
| Rester éveillé | Ne pas dormir pendant le décollage et l’atterrissage pour pouvoir pratiquer les manœuvres. | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| Bouchons spéciaux | Insérer les bouchons « avion » dès l’annonce de la descente. | ⭐⭐⭐⭐ |
| Hydratation | Boire de l’eau régulièrement pour fluidifier les sécrétions nasales. | ⭐⭐⭐⭐ |
| Mouvements de mâchoire | Faire des mouvements de mastication circulaires, exagérés. | ⭐⭐⭐ |
💡 Conseil de pro Valisio
Commencez à pratiquer les manœuvres de déglutition ou de Valsalva dès le début de la descente, avant même de sentir la moindre gêne. N’attendez pas que la douleur s’installe, car il sera alors plus difficile de débloquer la trompe d’Eustache. Gardez vos accessoires voyage à portée de main dans la poche du siège avant vous.
Erreurs à éviter absolument
Certaines habitudes peuvent aggraver le barotraumatisme.
- Voyager avec un rhume sans précaution : C’est la principale cause de barotraumatisme sévère.
- Faire la manœuvre de Valsalva trop fort : Vous risquez d’endommager le tympan. Soufflez toujours très doucement.
- Utiliser des bouchons d’oreilles classiques (anti-bruit) : Ils peuvent aggraver le problème en créant une étanchéité. Utilisez uniquement des modèles « spécial avion ».
- Donner un biberon à un bébé couché : Il doit être en position semi-redressée pour déglutir correctement.
- Prendre l’avion juste après une plongée sous-marine : Les risques de barotraumatisme sont décuplés.
Cas spécifiques : enfants, rhume, sinusite
Certaines situations demandent une vigilance accrue.
Pour les bébés et les jeunes enfants
Ils sont particulièrement sensibles car leurs trompes d’Eustache sont plus étroites. La solution la plus simple et efficace est de stimuler la déglutition :
- Bébé allaité : Donnez-lui le sein ou un biberon pendant le décollage et l’atterrissage.
- Enfant plus grand : Proposez-lui une gourde d’eau, une compote à boire, ou un bonbon (s’il est assez âgé).
- Évitez qu’il ne dorme pendant les phases de changement de pression. Si c’est le cas, réveillez-le doucement.
Si vous êtes enrhumé ou avez une sinusite
Dans ce cas, la prévention médicale est cruciale. Un décongestionnant nasal (à utiliser 30 min à 1h avant l’atterrissage) peut être salvateur. Consultez toujours un professionnel de santé avant de prendre un médicament, surtout si vous avez des contre-indications (hypertension, problèmes cardiaques).
Questions fréquentes sur le mal d’oreille en avion
Combien de temps peut durer le mal d’oreille après un vol ?
Dans la majorité des cas, la sensation d’oreille bouchée ou la douleur disparaît en quelques minutes à quelques heures après l’atterrissage, une fois les pressions équilibrées. Si les symptômes persistent au-delà de 24 à 48 heures, ou s’ils s’aggravent (douleur intense, écoulement, perte auditive), consultez un médecin ORL.
Existe-t-il des exercices à faire avant de prendre l’avion ?
Oui, vous pouvez « muscler » votre capacité à ouvrir vos trompes d’Eustache. Un exercice simple consiste à pratiquer régulièrement la manœuvre de Toynbee (boucher le nez et déglutir) ou à faire des bâillements exagérés dans les jours précédant le vol, surtout si vous savez que vous y êtes sujet.
Les bouchons d’oreille « spécial avion » sont-ils vraiment efficaces ?
Ils le sont pour de nombreux voyageurs. Leur filtre céramique ou en mousse à pores ouverts ralentit le changement de pression au niveau du tympan, permettant à votre trompe d’Eustache de s’adapter plus progressivement. Ils ne sont pas une solution miracle pour tous, mais constituent une aide simple et non médicamenteuse très appréciée.
Puis-je prendre l’avion avec une otite ?
Il est fortement déconseillé de prendre l’avion en phase aiguë d’une otite moyenne. La pression exercée sur un tympan déjà inflammé ou infecté peut être extrêmement douloureuse et risquer de provoquer une perforation. Consultez impérativement votre médecin avant de voyager.
Que faire si la douleur persiste après l’atterrissage ?
Continuez les manœuvres de déglutition et essayez un décongestionnant nasal (sur avis pharmaceutique). Une douche chaude peut aider, car la vapeur dégage les sinus. Si rien n’y fait, ne forcez pas et consultez un professionnel de santé. Dans de rares cas, un petit geste médical peut être nécessaire pour équilibrer la pression.
Voyagez l’esprit léger et les oreilles dégagées
Le mal d’oreille en avion est un problème courant, mais il n’est pas une fatalité. En comprenant son mécanisme et en adoptant une stratégie de prévention et d’action adaptée – avant, pendant et après le vol – vous pouvez considérablement réduire, voire éliminer, cette gêne. L’essentiel est d’anticiper, surtout si vous êtes sujet aux rhumes ou si vous voyagez avec de jeunes enfants.
Chez Valisio, nous croyons que le voyage commence par un départ serein. Alors que vous maîtrisez désormais que faire contre le mal d’oreille en avion, assurez-vous que le reste de votre équipement est tout aussi bien pensé. Découvrez notre sélection de valises de voyage légères, robustes et parfaitement compartimentées pour un emballage organisé, ainsi que tous les accessoires voyage indispensables pour un périple sans stress. Bon voyage et bonnes oreilles !
Article mis à jour le : 01 April 2026
